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In tribute to
FEE

LABRADOR
Born on :--/--/----
left us on :08/12/2018
 



In tribute to FEE

Petite Fテゥe, ce soir tu as rejoint les テゥtoiles !






7 candles

left by  Chantalotte21 08/12/2019 17:34left by  mistral 08/12/2019 15:27left by  MARIE66 08/12/2019 14:45left by  MARIE66 08/12/2019 14:41left by  Cupidon 08/12/2019 10:33left by  Cupidon 08/12/2019 10:33left by  coucky 08/12/2019 08:53
from
 
 
 
 





    76 Flowers

    • left by  MARIE66left by MARIE66
      Petite Fテゥe celテ fait 1 an que tu es partie, ici nous pensons toujours テ toi. Bisous amour.
    • left by  heleneleft by helene
      Tendre pensテゥes petit ange 笶、笶、笶、沽
    • left by  Evalainleft by Evalain
      Tendres pensテゥes, doux museau
    • left by  Cupidonleft by Cupidon
      Tendres pensテゥes en ce triste jour anniversaire. Nous les reverrons tous de l'autre cテエtテゥ, j'en suis certaine...
    • left by  aanniicckkleft by aanniicckk
    • left by  nanou1955left by nanou1955
      08/12/2019 - 1 an dテゥjテ ! doux repos petite Fテゥe.
    • left by  couckyleft by coucky
      Tendre pensテゥe
    • left by  poutounouleft by poutounou
      Une tonne de bisousss pour toi, petite Fテゥe, en ce jour anniversaire...
    • left by  oursonleft by ourson
    • left by  lili2248left by lili2248
      tendres caresses au pays des doux rテェves
    • left by  Pachkounetleft by Pachkounet
      Beaucoup de tendresse pour toi, adorable petite Fテゥe.
    • left by  stephanie33left by stephanie33
      Douces pensテゥes
    • left by  Samylunaleft by Samyluna
    • left by  fleuretteleft by fleurette
    • left by  rooroomleft by rooroom
      Tu as rejoins un monde meilleur jolie fテゥe, ton テ「me est テゥternelle
    • left by  linaleft by lina
      Tendres caresses et douces pensテゥes repose en paix cher ange
    • left by  tracyleft by tracy
      Un p'tit bouquet pour Fee ...
    • left by  SESHAT39left by SESHAT39
      Tendresses 沽會沽會沍ケ汳咀汳懺洫。汳幤沍コ沍サ沍シ汳愚汳
    • left by  DIXIE84left by DIXIE84
    • left by  SESHAT39left by SESHAT39



    73 messages



    left by poutounou on 15/11/2019  

    Jolie petite poテゥsie
    *
    Donnez-moi des oiseaux, dit l窶兮rbre,
    donnez-moi une foule d窶冩iseaux :
    des moineaux, des hirondelles,
    des テゥtourneaux, des tourterelles,
    des merles, des mテゥsanges
    et un coucou,
    un seul,
    comme un bijou,
    contre mon coeur.
    Couvrez-moi d窶冩iseaux,
    de toutes les couleurs
    afin que ce manteau de plume
    me tienne chaud pendant l窶冑iver
    quand mes feuilles, une テ une,
    mortes, au vent cruel
    s窶册n sont allテゥes.
    *
    Jean Joubert


    left by poutounou on 01/11/2019  

    En ce jour de Toussaint, je vous souhaite テ tous de merveilleux souvenirs de ceux qui ne sont plus...
    *
    Une odeur, un geste, une musique, un endroit, et tu es lテ, auprティs de moi窶ヲツ!!!
    *
    QU'UN VOILE
    *
    Il n'y a qu'un voile,
    qu'un voile qui nous sテゥpare.
    Il y a un souffle qui nous unit, celui des テ「mes,
    si doux, si fin, si persistant,
    "Je suis lテ, au-delテ du savoir, du visible, de l'audible" dit la voix.
    "Il n'y a que ce voile qui nous sテゥpare
    et tu me sens parfois".
    Une odeur, un geste, une musique, un endroit,
    et je suis lテ, auprティs de toi ;
    tu m'entends rire, discourir de ce qui テゥtait.
    Dテゥsormais c'est un trテゥsor au fond de toi.
    Il n'y a qu'un voile si fin pourtant si infranchissable,
    impテゥnテゥtrable car nul ne sait ce qui est au-delテ.
    Nul ne doit savoir,
    on n'en revient pas,
    c'est l'テゥblouissant interdit.
    Mais, pour les cナ砥rs, la frontiティre n'existe pas,
    l'amour brテサle ce voile si tenu et retrouve le feu de l'テゥternel.
    L'amour ne craint l'テゥblouissement mais s'en nourrit constamment.


    left by poutounou on 25/10/2019  

    Je brille sur tous les yeux en pleurs qu窶兮ucun sommeil n窶兮tteint.
    *
    Une voix du ciel
    *
    Je suis l'astre des nuits. Je brille, pテ「le et blanche,
    Sur la feuille qui tremble au sommet d'une branche,
    Sur le ruisseau qui dort, sur les lacs, bien plus beaux
    Quand mes voiles d'argent s'テゥtendent sur leurs eaux.
    Mes rayons vont chercher les fleurs que je prテゥfティre,
    Et font monter au ciel les parfums de la terre ;
    Je donne la rosテゥe au rameau dessテゥchテゥ,
    Que l'ardeur du soleil a, sur le sol, penchテゥ.
    Sitテエt que je parais, tout se tait et repose,
    L'homme quitte les champs, et l'abeille la rose :
    Plus de bruit dans les airs, plus de chant dans les bois ;
    Devant mon doux regard nul n'テゥlティve sa voix,
    De la terre ou du ciel aucun son ne s'テゥlance,
    J'arrive avec la nuit, et je rティgne en silence !
    Je cache mes rayons quand le cri des hiboux
    Vient troubler mon repos et mon calme si doux.
    *
    Je suis l'astre des nuits ; je brille, pテ「le et blanche,
    Sur le cナ砥r attristテゥ, sur le front qui se penche,
    Sur tout ce qui gテゥmit, sur tout ce qui se plaint,
    Sur tous les yeux en pleurs qu'aucun sommeil n'atteint.


    left by poutounou on 18/10/2019  

    Coulez, テエ larmes テゥternelles, car ici-bas je reste seul窶ヲ
    *
    L'ange envolテゥ.
    *
    Poティte : Franテァois-Marie Robert-Dutertre (1815-1898)
    *
    Mon ange a reployテゥ ses ailes
    Et dort glacテゥ sous un linceul ;
    Coulez, テエ larmes テゥternelles,
    Car ici-bas je reste seul.
    *
    テ chティre ombre au ciel envolテゥe,
    Chaque nuit sous les noirs cyprティs
    Versant des pleurs sur ton blanc mausolテゥe,
    Je viens テゥpancher mes regrets.
    *
    Cette douce sナ砥r de mon テ「me,
    Pour charmer mon cナ砥r attristテゥ,
    Me parlait encore de sa flamme
    Sur le seuil de l'テゥternitテゥ.
    *
    テ chティre ombre au ciel envolテゥe,
    Chaque nuit sous les noirs cyprティs
    Versant des pleurs sur ton blanc mausolテゥe,
    Je viens テゥpancher mes regrets.
    *
    Si jusqu'テ toi, de cette terre
    S'テゥlティve mon chant dテゥsolテゥ,
    Sois attentive テ ma priティre
    En ton beau royaume テゥtoilテゥ.
    *
    テ chティre ombre au ciel envolテゥe,
    Chaque nuit sous les noirs cyprティs
    Versant des pleurs sur ton blanc mausolテゥe,
    Je viens テゥpancher mes regrets.


    left by poutounou on 08/10/2019  


    Jamais nous ne vous oublierons, doux Anges que vous テェtes窶ヲ.
    *
    Oubli
    *
    Allez, vieilles amours, chimティres,
    Caresses qui m'avez meurtri,
    Tourments heureux, douceurs amティres,
    Abandonnez ce coeur flテゥtri !
    *
    Sous l'azur sombre, テ tire-d'ailes,
    Dans l'espoir d'un gテョte meilleur,
    Fuyez, plaintives hirondelles,
    Le nid dテゥsormais sans chaleur !
    *
    Tout s'テゥteint, grテ「ce aux jours moroses,
    Dans un tiティde et terne unisson.
    Oテケ sont les テゥpines des roses ?
    Oテケ sont les roses du buisson ?
    *
    Aprティs l'angoisse et la folie,
    Comme la nuit aprティs le soir,
    L'oubli m'est venu. Car j'oublie !
    Et c'est mon dernier dテゥsespoir.
    *
    Et mon テ「me aux vagues pensテゥes
    N'a pas mテェme su retenir
    De toutes ses douleurs passテゥes
    La douleur de s'en souvenir.
    *
    Catulle MENDテS (1841-1909)


    left by poutounou on 01/10/2019  

    Vous テェtes mort un matin, un aprティs-midi ou un soir, magnifiques Angesツ!!! ツォツEt la plus morte mort est d窶兮voir survテゥcuツツサツ!!!
    *
    Vous テェtes mort un soir
    *
    Vous テェtes mort un soir テ l'heure oテケ le jour cesse.
    Ce fut soudain. La douce et terrible paresse
    En vous envahissant ne vous a pas vaincu.
    Rien ne vous a prテゥdit la torpeur et la tombe.
    Vous eテサtes le sommeil. Moi, je peine et je tombe,
    Et la plus morte mort est d'avoir survテゥcu.
    *
    Anna de NOAILLES (1876-1933)


    left by poutounou on 26/09/2019  

    Et voilテ la fin de l窶凖ゥtテゥツ!!! L窶兮utomne s窶册n vient テ grands pasツ!!! Et il faut commencer テ se couvrir un peu plus窶ヲ Brrrrr...
    *
    L'automne
    *
    Voici venu le froid radieux de septembre :
    Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
    Mais la maison a l'air sテゥvティre, ce matin,
    Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.
    *
    Comme toutes les voix de l'テゥtテゥ se sont tues !
    Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
    Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
    Que la bise grelotte et que l'eau mテェme a froid.
    *
    Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
    Elles voudraient aller oテケ les oiseaux s'envolent,
    Mais le vent les reprend et barre leur chemin
    Elles iront mourir sur les テゥtangs demain.
    *
    Le silence est lテゥger et calme ; par minute
    Le vent passe au travers comme un joueur de flテサte,
    Et puis tout redevient encor silencieux,
    Et l'Amour qui jouait sous la bontテゥ des cieux
    *
    S'en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
    Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
    Et la vieille maison qu'il va transfigurer
    Tressaille et s'attendrit de le sentir entrer...
    *
    Anna de NOAILLES (1876-1933)


    left by poutounou on 17/09/2019  

    C窶册st la vie qui nous blesse le coeur et les yeux lorsque nous perdons un de nos Anges...et pourtant nous continuons テ marcher, ne jamais s窶兮rrテェter, supportant la souffrance comme on peutツ!!!
    *
    C'est La Vie 窶 Marc Lavoine
    *
    Tous les matins, c'est la mテェme corrida
    Lever la tテェte, ouvrir les bras
    Tous les matins, c'est le mテェme numテゥro
    Trouver l'amour, chercher les mots
    *
    Je suis coincテゥ comme un テゥvadテゥ
    Faut marcher, ne jamais s'arrテェter
    Je suis piテゥgテゥ, comme un condamnテゥ
    A marcher, ne jamais se retourner
    *
    C'est la vie, la vie c'est du vent
    Qui nous souffle les rテェves d'enfant
    C'est la nuit qui descend,
    C'est jamais comme avant
    Il ne faut plus faire semblant, attends
    C'est la vie, la vie qui le veut
    Qui nous blesse, le coeur et les yeux
    C'est la nuit qui retombe
    Comme la pluie et les bombes
    Il ne faut plus faire semblant, attends
    *
    Tous les matins c'est le mテェme cinテゥma
    Tendre les mains, croiser les doigts
    Tous les matins, c'est la mテェme comテゥdie
    Chercher quelqu'un, trouver celle ou celui qui
    *
    Je suis piテゥgテゥ comme un naufragテゥ
    Faut marcher, ne jamais s'arrテェter
    Je suis coincテゥ, comme un rテゥvoltテゥ
    A marcher, jamais se retourner
    *
    C'est la vie, la vie c'est du vent
    Qui nous souffle les rテェves d'enfant
    C'est la nuit qui descend,
    C'est jamais comme avant
    Il ne faut plus faire semblant, attends
    C'est la vie, la vie qui le veut
    Qui nous blesse, le coeur et les yeux
    C'est la nuit qui retombe
    Comme la pluie et les bombes
    Il ne faut plus faire semblant, attends


    left by poutounou on 14/09/2019  

    Jolie chanson sur l窶册spoir...
    Rester debout mais テ quel prixツ???
    Debout peu importe le prixツ!!!
    *
    Le Premier Jour Du Reste De Ta Vie 窶 Etienne Daho
    *
    Un matin comme tous les autres
    Un nouveau pari
    Rechercher un peu de magie
    Dans cette inertie morose
    *
    Clopin clopan sous la pluie
    Jouer le rテエle de sa vie
    Puis un soir le rideau tombe
    C'est pareil pour tout l'monde
    *
    Rester debout mais テ quel prix
    Sacrifier son instinct et ses envies
    Les plus essentielles
    *
    Mais tout peut changer aujourd'hui
    Et le premier jour du reste de ta vie
    Plus confidentiel
    *
    Pourquoi vouloir toujours plus beau
    Plus loin plus haut
    Et vouloir dテゥcrocher la lune
    Quand on a les テゥtoiles
    *
    Quand les certitudes s'effondrent
    En quelques secondes
    Sache que du berceau テ la tombe
    C'est dur pour tout l'monde
    *
    Rester debout mais テ quel prix
    Sacrifier son instinct et ses envies
    Les plus confidentielles
    *
    Mais tout peut changer aujourd'hui
    Et le premier jour du reste de ta vie
    C'est providentiel
    *
    Debout peu importe le prix
    Suivre son instinct et ses envies
    Les plus essentielles
    *
    Tu peux exploser aujourd'hui
    Et le premier jour du reste de ta vie
    Non accidentel
    *
    Oui tout peut changer aujourd'hui
    Et le premier jour du reste de ta vie
    Plus confidentiel


    left by poutounou on 04/09/2019  


    Poティme de Mr. de LAMARTINE, un peu triste mais tellement beau :
    ツォツOn entend, dans l窶册space, les choeurs mystテゥrieux de l窶僊nge qui passe...ツツサ
    *
    La tristesse
    *
    L'テ「me triste est pareille
    Au doux ciel de la nuit,
    Quand l'astre qui sommeille
    De la voテサte vermeille
    A fait tomber le bruit ;
    *
    Plus pure et plus sonore,
    On y voit sur ses pas
    Mille テゥtoiles テゥclore,
    Qu'テ l'テゥclatante aurore
    On n'y soupテァonnait pas !
    *
    Des テョles de lumiティre
    Plus brillante qu'ici,
    Et des mondes derriティre,
    Et des flots de poussiティre
    Qui sont mondes aussi !
    *
    On entend dans l'espace
    Les choeurs mystテゥrieux
    Ou du ciel qui rend grテ「ce,
    Ou de l'ange qui passe,
    Ou de l'homme pieux !
    *
    Et pures テゥtincelles
    De nos テ「mes de feu,
    Les priティres mortelles
    Sur leurs brテサlantes ailes
    Nous soulティvent un peu !
    *
    Tristesse qui m'inonde,
    Coule donc de mes yeux,
    Coule comme cette onde
    Oテケ la terre fテゥconde
    Voit un prテゥsent des cieux !
    *
    Et n'accuse point l'heure
    Qui te ramティne テ Dieu !
    Soit qu'il naisse ou qu'il meure,
    Il faut que l'homme pleure
    Ou l'exil, ou l'adieu !
    *
    Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)


    left by poutounou on 28/08/2019  


    Le cri tinte l窶冩bscur et triste adieu de quelque vie テゥteinte窶ヲ.
    *
    Le cri
    *
    Prティs d'un テゥtang dテゥsert, oテケ dort une eau brunie,
    Un rai du soir s'accroche au sommet d'un roseau ;
    Un cri s'テゥcoute, un cri dテゥsespテゥrテゥ d'oiseau,
    Un cri pauvre et perdu dans la plaine infinie.
    *
    Comme il est faible et frテェle et peureux et fluet !
    Et comme avec tristesse il se traテョne et s'テゥcoute,
    Et comme il se rテゥpティte et comme avec la route
    Il s'enfonce et se perd dans l'horizon muet !
    *
    Et comme il marque l'heure, au rythme de son rテ「le,
    Et comme, en son accent minable et souffreteux,
    Et comme, en son テゥcho languissant et boiteux,
    Se plaint infiniment la douleur vespテゥrale !
    *
    Il est si doux parfois qu'on ne le saisit pas.
    Et nテゥanmoins toujours, et sans fatigue, il tinte
    L'obscur et triste adieu de quelque vie テゥteinte ;
    Il dit les pauvres morts et les pauvres trテゥpas :
    *
    La mort des fleurs, la mort des insectes, la douce
    Mort des ailes et des tiges et des parfums ;
    Il pleure au souvenir des vols qui sont dテゥfunts
    Et qui gisent, cassテゥs, dans l'herbe et dans la mousse.
    *
    テ盈ile VERHAEREN (1855-1916)


    left by poutounou on 20/08/2019  

    ツォツParadis oテケ le coeur donne ses rendez-vous...ツツサ
    *
    Le sommeil
    *
    Les perdus, les absents, les morts que fait la vie,
    Ces fantテエmes d'un jour si longuement pleurテゥs,
    Reparaissent en rテェve avec leur voix amie,
    Le piティge テゥtincelant des regards adorテゥs.
    *
    Les amours prisonniers prennent tous leur volテゥe,
    La nuit tient la revanche テゥclatante du jour.
    L'aveu brテサle la lティvre un moment descellテゥe.
    Aprティs le dur rテゥel, l'idテゥal a son tour !
    *
    テ vie en plein azur que le sommeil ramティne,
    Paradis oテケ le coeur donne ses rendez-vous,
    N'es-tu pas テ ton heure une autre vie humaine,
    Aussi vraie, aussi sテサre, aussi palpable en nous,
    *
    Une vie invisible aussi pleine et vibrante
    Que la visible vie oテケ s'テゥtouffent nos jours,
    Cette vie incomplティte, inassouvie, errante,
    S'ouvrant sur l'infini, nous dテゥcevant toujours ?
    *
    Augustine-Malvina BLANCHECOTTE (1830-1895)


    left by poutounou on 14/08/2019  


    Un Paradis oテケ ツォツl'infini flotte dans l'テゥternelツツサ, comme le Paradis blanc de nos Anges !!!
    *
    Savez-vous pas...
    *
    Savez-vous pas quelque douce retraite,
    Au fond des bois, un lac au flot vermeil,
    Oテケ des palmiers la grande feuille arrテェte
    Les bruits du monde et les traits du soleil
    - Oh ! je voudrais, loin de nos vieilles villes,
    Par la savane aux ondoyants cheveux,
    Suivre, en rテェvant, les テゥcureuils agiles,
    Et voir sauter, sur les branches mobiles,
    L'ara de pourpre et les bengalis bleus !
    *
    Savez-vous pas, sur les plages lointaines
    Oテケ n'ont jamais passテゥ les matelots,
    Une テョle heureuse aux suaves haleines,
    Bouquet de fleurs effeuillテゥ sur les flots ?
    - Oh ! je voudrais, seul avec ma pensテゥe,
    Jetant au vent la poussiティre des jours,
    Sentir mon テ「me aux vagues balancテゥe,
    Et m'endormir sur l'onde cadencテゥe
    Comme un enfant que l'on berce toujours !
    *
    Savez-vous pas, loin de la froide terre,
    Lテ-haut ! lテ-haut ! dans les plis du ciel bleu,
    Un astre d'or, un monde solitaire
    Roulant en paix sous le souffle de Dieu ?
    - Oh ! je voudrais une planティte blonde,
    Des cieux nouveaux, d'テゥtranges rテゥgions,
    Oテケ l'on entend, ainsi qu'un vent sur l'onde,
    Glisser la nuit, sous la voテサte profonde,
    Le char brillant de constellations !
    *
    Oテケ fuir ? oテケ fuir ? Par les routes humaines
    Le sable est dur et le soleil est lourd.
    Ma bouche ardente a tari les fontaines
    Et l'arbre est mort oテケ j'ai cueilli l'amour.
    - Oh ! je voudrais, loin du temps et des choses,
    Dテゥbarrassテゥ de tout lien charnel,
    Courir joyeux dans les mテゥtamorphoses,
    Puis me plonger テ la source des causes,
    Oテケ l'Infini flotte dans l'テ液ernel !
    *
    Louis BOUILHET (1822-1869)


    left by poutounou on 06/08/2019  

    Que c窶册st bien ditツ: ツォツLe vivre vous chagrine et le mourir vous fテ「che...ツツサ
    *
    Voix intテゥrieure
    *
    Mon ami, quels ennuis vous donnent de l'humeur ?
    Le vivre vous chagrine et le mourir vous fテ「che.
    Pourtant, vous n'aurez point au monde d'autre tテ「che
    Que d'テェtre objet qui vit, qui jouit et qui meurt.
    *
    Mon テ「me, aimez la vie, auguste, テ「pre ou facile,
    Aimez tout le labeur et tout l'effort humains,
    Que la vテゥritテゥ soit, vivace entre vos mains,
    Une lampe toujours par vos soins pleine d'huile.
    *
    Aimez l'oiseau, la fleur, l'odeur de la forテェt,
    Le gai bourdonnement de la citテゥ qui chante,
    Le plaisir de n'avoir pas de haine mテゥchante,
    Pas de malicieux et tテゥnテゥbreux secret,
    *
    Aimez la mort aussi, votre bonne patronne,
    Par qui votre dテゥsir de toutes choses croテョt,
    Et, comme un beau jardin qui s'テゥveille du froid,
    Remonte dans l'azur, reverdit et fleuronne ;
    *
    L'hospitaliティre mort aux genoux reposants
    Dans la douceur desquels notre nテゥant se pテ「me,
    Et qui vous bercera d'un geste, ma chティre テ「me,
    Inconcevablement テゥternel et plaisant...
    *
    Anna de NOAILLES (1876-1933)


    left by poutounou on 29/07/2019  

    Il y a une vie aprティs la mort, c窶册st sテサrツ!!! Mais qu窶冓l est beau ce poティmeツ! ツォツMort qu窶冩n appelle enfin quand on l窶兮 mテゥditテゥe窶ヲツ!!!ツサ
    *
    Priティre
    *
    Fantテエme qui nous dois dans la tombe enfermer,
    Mort dont le nom rテゥpugne et dont l'image effraie,
    Mais qu'テ force de crainte on finit par aimer,
    Puisque la vie est vaine et que toi seule es vraie ;
    *
    テ Mort, qui fais qu'on vit sans but et qu'on est las,
    Et qu'on rejette au loin la coupe non goテサtテゥe,
    Mort qu'on maudit d'abord et dont on ne veut pas,
    Mais qu'on appelle enfin quand on t'a mテゥditテゥe ;
    *
    テ la peur et l'espoir des テ「mes, bonne Mort,
    Dont le souci nous trouble un temps, et puis nous aide,
    Mystテゥrieux テゥcueil oテケ se blottit un port,
    Et poison merveilleux oテケ se cache un remティde. ...
    *
    Jules TELLIER (1863-1889)


    left by poutounou on 23/07/2019  

    Merci Monsieur Verlaine pour vos magnifiques poティmesツ!!!
    *
    Il pleure dans mon coeur
    *
    Il pleure dans mon coeur
    Comme il pleut sur la ville ;
    Quelle est cette langueur
    Qui pテゥnティtre mon coeur ?
    *
    テ bruit doux de la pluie
    Par terre et sur les toits !
    Pour un coeur qui s'ennuie,
    テ le chant de la pluie !
    *
    Il pleure sans raison
    Dans ce coeur qui s'テゥcoeure.
    Quoi ! nulle trahison ?...
    Ce deuil est sans raison.
    *
    C'est bien la pire peine
    De ne savoir pourquoi
    Sans amour et sans haine
    Mon coeur a tant de peine !
    *
    Paul VERLAINE (1844-1896)


    left by poutounou on 15/07/2019  

    Quelqu窶冰n meurt, et c窶册st comme un silence qui hurleツ!!!
    *
    L窶僊rbre et la graine
    *
    Quelqu窶冰n meurt, et c窶册st comme des pas qui s窶兮rrテェtent.
    Mais si c窶凖ゥtait un dテゥpart pour un nouveau voyage ?
    Quelqu窶冰n meurt, et c窶册st comme un arbre qui tombe.
    Mais si c窶凖ゥtait une graine germant dans une terre nouvelle ?
    Quelqu窶冰n meurt, et c窶册st comme une porte qui claque.
    Mais si c窶凖ゥtait un passage s窶冩uvrant sur d窶兮utres paysages ?
    Quelqu窶冰n meurt, et c窶册st comme un silence qui hurle.
    Mais s窶冓l nous aidait テ entendre la fragile musique de la vie ?
    *
    Benoテョt Marchon


    left by poutounou on 10/07/2019  

    Nos anges ne seront jamais oubliテゥs...
    *
    Le calmant
    *
    Plus qu'ennuyテゥe
    Triste.
    Plus que triste
    Malheureuse.
    Plus que malheureuse
    Souffrante.
    Plus que souffrante
    Abandonnテゥe.
    Plus qu'abandonnテゥe
    Seule au monde.
    Plus que seule au monde
    Exilテゥe.
    Plus qu'exilテゥe
    Morte.
    Plus que morte
    Oubliテゥe.
    *
    Marie Laurencin ("Poティmes" - Bernouard テゥditeur, 1926)
    Marie Laurencin (1883-1956) , peintre certes, mais テゥgalement poティte sous le pseudonyme de Louis Lalanne, et muse de Guillaume Apollinaire ...


    left by poutounou on 05/07/2019  

    C'est exactement comme テァa quand on est mテゥlancolique... Heureusement qu'il y a de beaux moments dans la vieツ: Le souvenir des moments passテゥs avec nos Anges par exemple... et le contact que nous gardons avec eux bien aprティs leur disparitionツ!!! C窶册st un poティme que j窶兮doreツ!!!
    *
    Spleen...
    *
    Quand le ciel bas et lourd pティse comme un couvercle
    Sur l'esprit gテゥmissant en proie aux longs ennuis,
    Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
    Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
    *
    Quand la terre est changテゥe en un cachot humide,
    Oテケ l'Espテゥrance, comme une chauve-souris,
    S'en va battant les murs de son aile timide
    Et se cognant la tテェte テ des plafonds pourris ;
    *
    Quand la pluie テゥtalant ses immenses traテョnテゥes
    D'une vaste prison imite les barreaux,
    Et qu'un peuple muet d'infテ「mes araignテゥes
    Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
    *
    Des cloches tout テ coup sautent avec furie
    Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
    Ainsi que des esprits errants et sans patrie
    Qui se mettent テ geindre opiniテ「trement.
    *
    Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
    Dテゥfilent lentement dans mon テ「me ; l'Espoir,
    Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
    Sur mon crテ「ne inclinテゥ plante son drapeau noir.
    *
    Charles BAUDELAIRE (1821-1867)


    left by poutounou on 25/06/2019  

    Sauvons-nous tous dans le fond de notre cナ砥r avec notre ou nos anges窶ヲ
    *
    L'absence
    *.
    Quand je me sens mourir du poids de ma pensテゥe,
    Quand sur moi tout mon sort assemble sa rigueur,
    D'un courage inutile affranchie et lassテゥe,
    Je me sauve avec toi dans le fond de mon cナ砥r !
    *
    Tu grondes ma tristesse, et, triste de mes larmes,
    De tes plus doux accents tu me redis les charmes :
    J'espティre ! ... car ta voix, plus forte que mon sort,
    De mes chagrins profonds triomphe sans effort.
    *
    Je ne sais ; mais je crois qu'テ tes regrets rendue,
    Dans ces seuls entretiens tu m'as tout entendue.
    Tu ne dis pas : ツォ Ce soir ! ツサ Tu ne dis pas : ツォ Demain ! ツサ
    Non, mais tu dis : ツォ Toujours ! ツサ en pleurant sur ma main.
    *
    Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)




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