In tribute to
Ramsès II du Manoir des Presles
2000 / 2009


In tribute to
Ramsès II du Manoir des Presles
2000 / 2009

Please login to use private mails, adress book and favorite
Private mail
Please login to use private mails, adress book and favorite
Adress book
The page of Ramsès II du Manoir des Presles  was seen  290 574  times.
290 574 views
Please login to use private mails, adress book and favorite
Favorite

Please login to use private mails, adress book and favorite
In tribute to
Ramsès II du Manoir des Presles
SCOTTISH-TERRIER
Born on :29/01/2000
left us on:15/07/2009
 

0 picture

14552 Flowers

10 candles

776 messages

Log in to post a message, a flower or light a candle
Your username        Your password       


In tribute to Ramsès II du Manoir des Presles

Courageux, notre colonel "Ramsès" laisse la maison entre de bonnes mains avec notre général "Douglas" qui a beaucoup à faire et à s'affranchir.




10 candles
from
 
 

14552 Flowers



776 messages

left by poutounou on 27/11/2022  
Que c’est beau : « Les cendres de mes larmes témoignent des flammes de la peine qui me ronge… »
*
Pour un défunt
*
Dans ma mémoire
tu vis encore
et je sens palpiter en moi
ton petit corps
J’avais creusé de mes mains
un coin de terre
où désormais tu reposes
mon bel amour canin
Comment, privé de ta présence,
éteindre mon chagrin ?
Comment ne plus entendre
tes petits aboiements
maintenant noyés
dans l’inexorable silence ?
Je pleure, je pleure
les cendres de mes larmes
témoignent des flammes
de la peine qui me ronge
Je dois rendre les armes
et consentir au songe
que tu es devenu
*
Kamal Zerdoumi, 2022

left by poutounou on 23/11/2022  
Que c’est beau : « déracinée de toi, j’ai froid, j’ai froid… »
*
Sans toi…(extrait, légèrement modifié)
*
Sans toi
J’ai essayé de m’étourdir
De courir les plaisirs
Sans toi, sans toi
Mais c’était juste
Des confettis dans mes cheveux
J’avais les yeux
Remplis de larmes
*
Et je reste plantée là
Déracinée de toi
J’ai froid, j’ai froid
J’ai froid de ne plus me pencher sur ton doux museau
Je suis un saule inconsolable
*
J’ai des milliers de feuilles pour t’écrire
Te parler de ma vie sans toi
Te dire, te dire
Te dire des choses qui voudront dire toujours
J’ai besoin de toi
Si loin de moi
Irremplaçable

left by choupinou on 22/11/2022  
Perles de tristesse pour toi qui dors sous le froid dehors,
j'ai apporté des fleurs au douces couleurs et du jasmin,
pour moi tu vis encore et la terre qui couvre ton corps,
je la réchauffe avec mes mains toi qui dors sous le froid dehors,
je reste debout et calme, pour moi tu vis encore...
et la terre qui couvre qui couvre ton petit corps,
je l'arrose avec mes larmes
poésie de L.B
*************************************************************************************
Perles de tristesse pour toi mon coeur qui dors dans cette petite boite,
Je t'apporte comme tous les matins, mes bisous de velours ,
je caresse d'une main tremblante ta petite urne,
je te parle doucement et je sais que tu m'entends,
je regarde ta photo sur ce mur, elle est figées ,
oui je recommence du bout des doigts de toucher ce qui reste de toi,
une boite ronde, froide, ou un petit corps en cendre repose en paix,
alors je repars doucement sur la pointe des pieds,
et je m'éloigne de de belle endroit que j'ai confectionné pour toi,
ou des petits anges t'accompagnent, des peluches, des petits coeurs,
ou quelques fois une petite bougie brûle, elle est rempli de chaleur,
de tendresse et surtout d'amour pour un merveilleux petit trésor précieux,
elle scintille pour toi comme le battement de mon coeur, qui bat a jamais pour toi
écrit de choupinou
Merci du fond de mon coeur pour mon petit NUJI et pour moi, merci de ce grand réconfort

left by poutounou on 20/11/2022  
Pauvre Médor ! Heureusement que les chiens ne sont pas rancuniers…
*
Le chien de chasse
*
Médor est un vrai chien de race,
Des mieux nés et des mieux appris ;
Il n'a pas d'égal, soit qu'il chasse
Lièvre ou lapin, caille ou perdrix.
Le maître aussi jamais ne va battre les plaines,
Fouiller ses bois et ses garennes,
Qu'à le suivre Médor n'ait été convié ;
Et pourtant, au retour, lorsque le maître dîne
Du gibier dont Médor a fourni sa cuisine,
À la cour, sans égard, Médor est renvoyé.
*
En plus d'un cas la chose ainsi se passe.
Au dévouement ce sort est parfois destiné ;
Et tel qu'on invitait à l'heure de la chasse,
S'est vu chassé de même à l'heure du dîner.
*
Antoine-Vincent Arnault

left by poutounou on 16/11/2022  
C’est tout à fait vrai : les chiens ne connaissent pas l’ingratitude. Ils sont éternellement reconnaissants du bien que nous leur faisons : une caresse = une léchouille ou la truffe froide dans le cou… !!!
*
Les amis à deux pieds
*
« Je préfère un bon cœur à tout l'esprit du monde,
Et d'amis à deux pieds je me passe fort bien, »
Disait certain monsieur qui vit avec son chien
Dans une retraite profonde.
« Je n'ai pas d'autre ami que lui,
Humains ; et s'il tient aujourd'hui
La place qu'en mon cœur longtemps vous occupâtes
C'est qu'il ne m'est pas démontré
Que l'on ait aussi rencontré
L'ingratitude à quatre pattes. »
*
Antoine-Vincent Arnault

left by poutounou on 13/11/2022  
Petit poème charmant…et les chiens nous déclament des vers et chantent « La marseillaise » en canon… ! Que c’est drôle !!!
*
La clé des champs
*
On a perdu la clé des champs !
Les arbres, libres, se promènent,
Le chêne marche en trébuchant,
Le sapin boit à la fontaine.
*
Les buissons jouent à chat perché,
Les vaches dans les airs s'envolent,
La rivière monte au clocher
Et les collines cabriolent.
*
J'ai retrouvé la clé des champs
Volée par la pie qui jacasse.
Et ce soir au soleil couchant
J'aurai tout remis à sa place.
*
Jacques Charpentreau

left by poutounou on 09/11/2022  
Que c’est beau : « Mais, voici que se sont ouverts les grands bras de la lumière » !!!
*
Le ciel est à moi
*
J’étais sans vie et sans voix
Sans espérance et sans joie
Presque rendu au bout de mon temps
Mais, voici que se sont ouverts
Les grands bras de la lumière
Et voilà que je pars vers l’univers
Je pars, je pars
Je monte, je monte
Je vole
Le ciel est à moi
Je parle aux étoiles
Je plane de soleil en soleil
Je vole, je vole,
Je brille, je brille,
Je vis
Le ciel est à moi
L’infini est bleu
Bleu et doux et bon et merveilleux !
*
J’étais sans vie et sans voix
L’âme pleine de « pourquoi »
Perdu dans les silences et dans le mots
Quelle est la raison des choses
Des galaxies et des roses ?
On le sait quand on sait
Que tout est beau. Je pars, je pars
Je monte, je monte
Je vole
Le ciel est à moi
Je parle aux étoiles
Je plane de soleil en soleil
Je vole, je vole,
Je brille, je brille,
Je vis
Le ciel est à moi
L’infini est bleu
Bleu et doux et bon et merveilleux !
*
J’étais sans vie et sans voix
Sans espérance et sans joie
Presque rendu au bout de mon temps
Mais, voici que se sont ouverts
Les grands bras de la lumière
Et voilà que je pars vers l’univers !
*
Chanson du film « Le papillon bleu », interprétée par Marie-Hélène Thibert

left by poutounou on 06/11/2022  
Nous avons tous une petite histoire de ce genre à raconter : la langue du chien qui console, qui caresse et qui guérit. Combien de fois ai-je posé ma tête contre celle de Rubens. J’avais un chagrin, une douleur… Les larmes coulaient et d’un coup de langue douce et chaude mon « doux cœur » balayait ce qui me faisait souffrir. Ils sont comme ça nos Anges : ils donnent et donnent plein d’Amour sans compter, sans calcul, sans tricherie… !!!
*
La langue du chien
*
On ne supporte qu'à moitié
Le poids des misères humaines,
Quand le ciel accorde à nos peines
Les tendres soins de l'amitié.
Près de ce chien voyez son maître :
Blessé par le poignard d'un traître,
Dans sa douleur comme il sourit
À l'infatigable tendresse
De la langue qui le caresse
Et tout à la fois le guérit !
*
Antoine-Vincent Arnault

left by poutounou on 02/11/2022  
En ce jour de la fête des morts, nous pensons fort à ceux qui sont partis vers d’autres cieux, humains ou animaux. « Il n’y a pas de mort, il n’y a que des métamorphoses… ».
*
Vivre et croire
*
Vivre et croire,
c’est aussi accepter que la vie contienne la mort
et que la mort contienne la vie.
C’est savoir, au plus profond de soi,
qu’en fait, rien ne meurt jamais. Il n’y a pas de mort,
il n’y a que des métamorphoses.
*
Tu ne nous as pas quittés
Mais tu t’en es allé au pays de la Vie,
Là où les fleurs
Plus jamais ne se fanent,
*
Là où le temps
Ne sait plus rien de nous, ignorant les rides et les soirs,
Là où c’est toujours matin,
Là où c’est toujours serein.
*
Tu as quitté nos ombres,
Nos souffrances et nos peines.
Tu as pris de l’avance
Au pays de la Vie.
*
Je fleurirai mon cœur
En souvenir de toi,
Là où tu vis en moi,
Là où je vis pour toi.
*
Et je vivrai deux fois…
*
Par Père André Marie

left by poutounou on 30/10/2022  
Merci Monsieur Hugo pour cette petite poésie toute mignonne… !!!
*
La tombe dit à la rose
*
La tombe dit à la rose :
– Des pleurs dont l’aube t’arrose
Que fais-tu, fleur des amours ?
La rose dit à la tombe :
– Que fais-tu de ce qui tombe
Dans ton gouffre ouvert toujours ?
*
La rose dit : – Tombeau sombre,
De ces pleurs je fais dans l’ombre
Un parfum d’ambre et de miel.
La tombe dit : – Fleur plaintive,
De chaque âme qui m’arrive
Je fais un ange du ciel !
*
Victor Hugo

left by poutounou on 26/10/2022  
Cette jolie petite histoire m’a fait verser une larme…Un simple geste d’Amour qui ne coûte rien qu’un peu d’encre et fait tant de bien… !!! Nos Anges aussi nous font plein de « wouf » tous les jours et on les garde précieusement dans notre cœur…
*
En avril dernier, Mary et Roberto Westbrook ont dû dire adieu à Moe, leur fidèle beagle âgé de 13 ans. Mais pour Luke, un garçonnet de 3 ans et demi, la perte de son compagnon de jeu a été plus difficile à comprendre… La famille a donc décidé d’écrire des lettres au chien en les envoyant au « Paradis des chiens » afin de prendre de ses nouvelles.
*
« On ne pouvait pas leurrer notre fils : nous allions régulièrement mettre les lettres dans notre boîte aux lettres », indique Mary Westbrook à la presse. « Le soir, quand notre fils dormait, j’allais rechercher le courrier avant que le facteur ne l’emporte. »
*
« Je te « wouf » Luke ! »
Mais un jour, Mary a oublié de récupérer la lettre. « Je pensais que la lettre allait être jetée par le facteur ou qu’on allait se moquer de nous », dit-elle. Elle ne s’attendait certainement pas à trouver une réponse à ce courrier dans sa boîte aux lettres le lendemain.
*
Signée de la patte de Moe, la carte disait :
*
« Je suis au paradis des chiens. Je joue toute la journée et je suis heureux. Merci d’être mon ami. Je te « wouf » Luke ! »
*
Le garçonnet était aux anges après avoir reçu ce mot. Ses parents sont émus. « La gentillesse de cet inconnu m’a bouleversée », ajoute la mère du petit bonhomme.
*
« C’est juste de l’amour »
*
Après avoir raconté cette magnifique histoire aux médias locaux, The Virginian-Pilot a réussi à retrouver l’auteur de cette lettre touchante. Il s’agit en fait d’une employée de la poste, Zina Owens.
*
La jeune femme, âgée de 25 ans, dit n’avoir écouté que son cœur : « Il y avait un enfant qui avait perdu son chien, et chaque fois que l’on perd quelqu’un ou quelque chose qu’on aime, cela fait mal. Cette lettre m’a touchée, je voulais y répondre. C’est juste de l’amour. »

left by poutounou on 23/10/2022  
Petite poésie rigolote en ce dimanche d’automne…
*
Chien-chien à sa mémère
*
Qu’est-ce que c’est ?
Qu’est-ce qu’on me met ?
De quoi j’ai l’air ?
Un bonnet,
Un manteau en mohair,
Des gants
À mes pattes de devant,
Des genouillères
Et des chaussons
À celles de derrière.
*
Non mais !
Quelle idée
Vous avez,
Vous les mémères
À chien-chien !
*
C’est peut-être l’hiver,
Mais je n’ai pas froid !
Je me porte bien.
J’ai mes poils à moi.
Alors s’il vous plaît,
Laissez mon derrière
À l’air !
*
de Jean-Pierre Andrevon

left by poutounou on 19/10/2022  
Quelles jolies « paroles » de Monsieur Jean Ferrat, ce grand poète, en hommage à son chien Oural. C’est sûr qu’au Paradis des chiens ils nous attendent, leur long museau à la « fenêtre »…
*
Oural Ouralou
*
C'est dans l'aube chère à Verlaine
Que tu courais notre domaine
Humant l'air des quatre saisons
Odeurs de thym et de bruyère
Sous tes pattes fraîches légères
S'élevaient comme une oraison
Berger des landes familières
Tu vivais digne et solitaire
Animal doué de raison
J'écris ce jour anniversaire
Où tu reposes sous la terre
A deux pas de notre maison
*
Hourrah oural ouralou
Oural ouralou
*
Hourrah oural ouralou
Oural ouralou
*
On voit souvent des souveraines
A la place des rois qui règnent
Rien qu'en posant leurs yeux dessus
Il faut se méfier du paraître
De nous deux qui était le maître
Nous ne l'avons jamais bien su
Tu vécus la vie parisienne
La nuit sur les quais de la Seine
Les music-halls et les tournées
Et cette vie qui fut la mienne
Il me semble que tu l'entraînes
A la semelle de tes souliers
*
Hourrah Oural Ouralou
Oural Ouralou
*
Hourrah Oural Ouralou
Oural Ouralou
*
Jour après jour il faut l'admettre
Voir ceux qu'on aime disparaître
C'est ce qui fait vieillir trop tôt
Au paradis des chiens peut-être
Ton long museau à la fenêtre
Tu nous accueilleras bientôt
Au triple galop caracole
Je vois tes pattes qui s'envolent
Chevauchant l'herbe et les nuées
Le vent siffle dans ton pelage
*
Vole vole mon loup sauvage
Comme au temps des vertes années
*
Hourrah Oural Ouralou
Oural Ouralou
*
Hourrah Oural Ouralou
Oural Ouralou
*
Jean Ferrat

left by poutounou on 16/10/2022  
Qui nous surveille ??? Notre Ange peut-être !!!
*
Quelqu'un
*
De l'autre côté du miroir
Quelqu'un nous épie
Quelqu'un compte nos fils d'argent
un à un.
Quelqu'un regarde se serrer
l'épervier des rides
Quelqu'un nous garde
Quelqu'un nous emporte
Quelqu'un ouvre et ferme des portes
à l'envers.
Quelqu'un nous oublie
Quelqu'un vend de l'espoir
Quelqu'un au visage blanc
ou doré
de l'autre côté du miroir
sur le tain de la nuit.
Quelqu'un, quelqu'un, quelqu'un mais qui ?
*
Armand Lanoux ("La tulipe orageuse " Seghers 1959)

left by poutounou on 12/10/2022  
Oh oui, des bons marrons rôtis dans la cendre avec un délicieux vin chaud à la cannelle ! Quelle régalade…Je m’en lèche les “babines”!!!
*
L'automne
*
On voit tout le temps, en automne
Quelque chose qui vous étonne,
C'est une branche tout à coup,
Qui s'effeuille dans votre cou ;
C'est un petit arbre tout rouge,
Un, d'une autre couleur encor,
Et puis partout, ces feuilles d'or
Qui tombent sans que rien ne bouge.
Nous aimons bien cette saison,
Mais la nuit si tôt va descendre !
Retournons vite à la maison
Rôtir nos marrons dans la cendre.
*
Lucie Delarue-Mardrus

left by poutounou on 09/10/2022  
Toi c’est Toi, à jamais en moi… !!!
*
Toi
Esther Granek
*
Toi c’est un mot
Toi c’est une voix
Toi c’est tes yeux et c’est ma joie
*
Toi c’est si beau
Toi c’est pour moi
Toi c’est bien là et je n’y crois
*
Toi c’est soleil
Toi c’est printemps
Toi c’est merveille de chaque instant
*
Toi c’est présent
Toi c’est bonheur
Toi c’est arc-en-ciel dans mon cœur
*
Toi c’est distant…
Toi c’est changeant…
Toi c’est rêvant et esquivant…
*
Toi c’est pensant…
Toi c’est taisant…
Toi c’est tristesse qui me prend…
*
Toi c’est fini.
Fini ? Pourquoi ?
Toi c’est le vide dans mes bras…
Toi c’est mon soleil qui s’en va…
Et moi, je reste, pleurant tout bas.
*
Esther Granek, Ballades et réflexions à ma façon, 1978

left by poutounou on 05/10/2022  
Que c’est bien écrit : « toutes les larmes sont figées, quelque chose y pleure toujours. »
*
Les pleurs
*
Poète : René-François Sully Prudhomme (1839-1907)
*
Recueil : Les solitudes (1869).
*
J'aime les grottes où la torche
Ensanglante une épaisse nuit,
Où l'écho fait, de porche en porche,
Un grand soupir du moindre bruit.
*
Les stalactites à la voûte
Pendent en pleurs pétrifiés
Dont l'humidité, goutte à goutte,
Tombe lentement à mes pieds.
*
Il me semble qu'en ces ténèbres
Règne une douloureuse paix ;
Et devant ces longs pleurs funèbres
Suspendus sans sécher jamais,
*
Je pense aux âmes affligées
Où dorment d'anciennes amours :
Toutes les larmes sont figées,
Quelque chose y pleure toujours.
*
René-François Sully Prudhomme.

left by poutounou on 02/10/2022  
On ne dit pas assez souvent « je t’aime » ! On devrait le dire sans cesse, le matin, l’après-midi, le soir, la nuit…à son compagnon ou sa compagne, à ses amis (es), à son chien bien sûr ou, tout simplement, à ceux que nous aimons… !!!
*
Je t’aime
*
Aucun jour je ne me suis dit
Que tu pouvais être mortel.
Tu ressembles au Paradis,
À tout ce qu'on croit éternel !
Mais, ce soir, j'ai senti, dans l'air
Humide d'un parc triste et blême,
La terreuse odeur des asters
Et du languissant chrysanthème...
Quoi ! tu peux mourir ! et je t'aime !
*
Poème de l'amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

left by poutounou on 28/09/2022  
Joli petit poème… Moi aussi j’adore mon lit quand dehors il fait gris…
Le Printemps est encore bien loin...
*
L'automne
*
Quand s'annonce l'automne
La marmotte marmonne,
Rentre dans sa maison
Et dit : "C'est la saison
Où mon lit a du bon ;
Dormons."
Et elle attend le temps du soleil…
Le printemps
En dormant…
*
Georges Jean

left by poutounou on 25/09/2022  
L’automne est là !!! Il faut commencer à se couvrir un peu plus… Brrrrr...
*
L'automne
*
Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l'air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.
*
Comme toutes les voix de l'été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
Que la bise grelotte et que l'eau même a froid.
*
Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s'envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.
*
Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l'Amour qui jouait sous la bonté des cieux
*
S'en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu'il va transfigurer
Tressaille et s'attendrit de le sentir entrer...
*
Anna de NOAILLES (1876-1933)



Top of page